Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 14:30

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Date de sortie : 16 Mars 2005

Réalisé par Richard Linklater

Avec Ethan Hawkle, Julie Delpy, Vernon Dobtcheff

Genre : Romance

 

 

2004, soit 9 ans après leur inoubliable nuit viennoise, nous retrouvons Céline et Jesse.

 

Jesse est à Paris, en train de présenter son nouveau roman dans une librairie du quartier des Halles. Celui-ci raconte la rencontre furtive et intene d'un jeune Américain et d'une étudiante Française. On se pose des questions sur la suite de leur histoire quand on aperçoit Céline entrer dans la librairie.


On pouvait se demander quelle était l'utilité d'une suite à ce merveilleux film qu'était Before Sunrise, que pouvait apporte de plus ce magnifique trio (Delpy-Hawke-Linklater) à ses personnages mais c'était sans compter sur le talent des scénaristes (Delpy et Hawke) et l'alchimie indescriptible entre les deux protagonistes. C'est un film atypique, tendre, désarmant, fragile qui joue entre les registres de la comédie romantique et de la tragédie amoureuse. Certaines scènes sont extrêment fortes et vibrantes, d'autres légères comme des bulles de savon. Le côté bavard du premier n'est pas atténué mais la Vérité des personnages et des mots mis dans leurs bouches n'en sonne que plus juste. L'angoisse des retrouvailles provoque une peur du vide qu'ils pallient par un bavardage intempestif jusqu'à ce que les barrières de protection volent en éclat. L'intimité est douce et le coeur bat la chamade. Les personnages ont grandi, gagné en maturité. Qu'ont-ils fait de leur vie ? Que sont-ils l'un sans l'autre ? Où est la vérité de chacun ? Se protéger des souffrances empêche-t-il de souffrir ou de vivre ?


A déguster sans modération.

 

 

compte - rendu rédigé par Duramou

Par Duramou - Publié dans : Films 2005
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 17:42

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Date de sortie : 29 Mars 1995

Réalisé par Richard Linklater

Avec Ethan Hawke, Julie Delpy, Andrea Eckert

Genre : Romance

 

 

Céline est une jeune étudiante Française. Jesse, un touriste Américain venue faire le tour de l'Europe. Entre Budapest où elle a été rendre visite à sa grand-mère et Vienne où il doit prendre un vol pour retourner aux Etats-Unis, ils vont entamer une conversation que Jesse refusera de voir se terminer aussi brutalement. Aussi, propose-t-il à la jeune Française de descendre du train et de passer la nuit à Vienne en sa compagnie. Elle n'hésite pas longtemps et voilà que commence une nuit qui va bouleverser leurs vies. Comment vont se dérouler les 14 heures qui leur sont accordées comme une parenthèse hors du temps et de toute leur réalité ? Ces deux adulescents nous entrainent dans une visite de Vienne à la fois fantasmatique et philosophique. La complicité des deux comédiens est pour beaucoup dans le côté complètement magique de ce film qui se contente pourtant de suivre les échanges passionnés des deux protagonistes. Il n'y a aucune scène d'action, aucune scène de sexe torride ou autre mais pourtant, il est impossible de s'ennuyer en observant ce couple se découvrir.


Maintenant, que va-t-il se passer before sunrise, juste après l'aube quand chacun va devoir retourner dans sa réalité ?


Un film extrêment touchant qui montre la naissance d'un Amour, porté par un duo d'acteurs fabuleux, séduisant et d'une justesse rare.


Ils ont d'ailleurs eux-mêmes écrits et improvisé la quasi totalité du scénario et des dialogues.


A découvrir d'urgence pour les vrais amoureux, cette comédie romantique hors normes reste gravée dans les esprits de ceux qui l'ont vue.

 

 

compte - rendu rédigé par Duramou

Par Duramou - Publié dans : Films 1995
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Vendredi 5 août 2011 5 05 /08 /Août /2011 20:36


 

Date de sortie :  17 Février 2010
Réalisé par Roberto Caston
Avec Josean Bengoetxea, Eriz Alberdi, Chistian Esquivel
Genre : Drame
 

 

Ander, homme simple de 45 ans, vit dans une province reculée du nord de l'Espagne et partage sa vie entre son travail dans une usine voisine, son exploitation agricole le quotidien avec sa mère et sa soeur. Ce film est une oeuvre à la fois extrêmement rude et sensible. L'homosexualité masculine en milieu rurale n'est pas un sujet traité de manière courante dans le cinéma en général et espagnol en particulier. Il ne s'agit pas d'un "Brokeback mountain" basque à la sauce péruvienne mais bien d'une relation qui se noue malgré les désirs et la volonté du protagoniste principal (primé pour sa prestation au festival de St Jean de Luz) qui au dire de sa mère a toujours trouvé une excuse pour ne pas s'engager dans une vraie relation durable avec une femme.

 

Cet attachement entre la mère et le fils montre que sans les femmes, les hommes restent des enfants. Sentimentalement, c'est encore une femme qui va lui permettre de vivre sa relation au grand jour. On peut se demander ce qui pousse le réalisateur à faire disparaître la mère dans la dernière partie du film mais on comprend que sans cela, s'il avait conservé cette vie, il aurait laissé sortir cet homme de sa vie et perdu, une fois de plus une chance de bonheur. La femme, prostituée qu'il partage avec son ami, pour assouvir ses besoins physiques est heureusement là, elle aussi, pour lui faire prendre conscience de ce à côté de quoi il va passer.

 

Ce film est lent, c'est un reproche que j'ai entendu, mais paradoxalement n'est pas long malgré ses 2h08 et on prend le temps de regarder évoluer les personnages, les gestes, les regards, sans s'ennuyer. Il a remporté le prix du meilleur film au festival du film espagnol de Toulouse mais est malgré cela resté confidentiel.

 

Le film peut choquer mais son but n'est pas là, il tend à prouver que les sentiments se créent et dépassent toute norme sociale mais qu'il faut être capable de l'accepter. Le manque d'artifice autant chez les acteurs (nous n'avons pas affaire à Heath Ledger ou Jake Guillenhall) que dans la réalisation nous rapproche des personnages et de leur réalité. Ce n'est certes pas une oeuvre facile, qui plaira à tous mais qui a le grand mérite d'exister.


compte - rendu rédigé par Duramou
 



Par Duramou - Publié dans : Films 2010
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Dimanche 10 juillet 2011 7 10 /07 /Juil /2011 23:45

Date de sortie : 22 Juin 2011
Réalisé par Alain Cavalier
Avec Vincent Lindon, Alain Cavalier, Bernard Bureau
Genre : Comédie dramatique

"Pouce !" Vous vous souvenez de cette interjection, non ? Vous étiez tout petit dans la cour de récréation ? Vous jouiez un rôle et vous sortiez quand vous le vouliez de votre rôle pour réclamer une pause. Et bien Pater, c'est exactement ça... mais sans les pouces.

Comédie politique, Pater d'Alain Cavalier a créé la surprise lors du Festival de Cannes 2011. Tourné avec moins de 500 000 euros, il est la preuve vivante que le cinéma français dessert de prodigieuses idées de scénarii avec peu de moyens. Cinéma réaliste et pensant, les protagonistes de ce film, Vincent Lindon et Alain Cavalier lui-même jubilent aux frontières de la réalité, de la fiction dans un jeu de distanciation à l'humour danois.


Danois ?! Que vient faire l'humour danois ici ? L'ambiance du film se développe autour d'un humour à froid tandis que les protagonistes empruntent d'autres habits, d'autres pensées pour provoquer une réflexion par l'absurdité. Pater fait penser aux Idiots et au Direktor de Von Trier. Sans compter l'esprit du Dogme 95 qui hante irrésistiblement la réalisation et lui donne tout son éclat.


Alors, on en pense ce qu'on veut : c'est un peu le carnaval, un conte grivois ou c'est peut-être aussi un de ces jeux de jeunesse qui nous conduit directement à faire comme ci, à jouer au docteur, au gendarme, au voleur ou au papa et la maman. Sauf que l'oeuvre, très humaine au demeurant, propose de se mettre, avec un attachement intimiste et empathie, à la place d'hommes politiques. L'idée est la même que ces jeux d'enfance : elle a attrait aux notions de pouvoir et d'autorité. C'est en fait l'idée développée par Alain Cavalier, devenu au cours d'une conversation Président de la République Française. Vincent Lindon, c'est son protégé.


Dès lors, Cavalier/Président tente d'introduire des enjeux économiques et stratégique pour introniser son poulain à la place de premier ministre et pourquoi pas à sa propre succession. Alors, tout est passé en revue : mise en place d'une équipe de campagne, de garde du corps, costume-cravate quotidienne, changement de voiture, comportement droit et franc... Et la partie peut commencer, avec un Cavalier sortant de son rôle sans crier gare et retouchant inlassablement, manipulant le destin du cador Lindon pour rendre ce docu-fiction inclassable plus palpitant.


Le quotidien de Lindon s'en trouve particulièrement chamboulé : en quelques mises en situation, l'univers est créé, le décor planté. Le bouffon de son maître devient lui-même... mais dans la peau d'un autre. Cette douce schizophrénie de la non-interprétation, entremêlée de turpitudes sincères, crée des conflits intérieurs, motivent l'investissement et délacent les préconçus.


Humanisant les hommes de pouvoir, Cavalier/Cavalier nous tend un miroir drolatique et frais de la classe politique, tant de ses discussions sur les réformes de grande ampleur dans l'espoir de redresser la France que de son opportunisme d'élite pour assouvir sa soif de pouvoir. Et en ces temps où l'homme politique va plus loin que la séduction, Pater est un exutoire digne, cohérent, enchanté et terriblement caustique pour le spectateur qui passe son visionnage à démêler le vrai du faux... alors que tout n'est qu'illusion.


compte - rendu rédigé par Artaud



Par Artaud - Publié dans : Films 2011
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Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 02:14



Date de sortie : 15 juin 2011
Réalisé par Derek Cianfrance
Avec Ryan Gosling, Michelle Williams, Mike Vogel
Genre : Romance, Drame


Mariage en mode mineur

Ce drame romantique est on ne peut plus simple quant à son scénario mais sa force se situe  ailleurs. Un homme, une femme... un mariage, un enfant, la routine, une crise, ça sent le déjà vu une bonne centaine de fois sauf que là, l'alchimie est totale en ce qui me concerne. On peut comparer cette autopsie amoureuse à du Cassavetes (sans vouloir 
rivaliser avec le maître) tant le film est proche de ses personnages, viscéral ... Cindy et Dean sont mariés et vivent une vie tranquille avec leur fille Frankie. Mais qu'en- est-il vraiment ?

Au travers d'instants volés de la vie des deux protagonistes, on se prend à reconstituer le puzzle de leur histoire d'amour et à en voir l'inéluctable aboutissement.  Cindy est une brillante étudiante destinée à un avenir professionnel des plus honorables quand elle rencontre Dean, un homme simple déménageur et musicien à ses heures.

Derek Cianfrance, chef opérateur signe là son premier long métrage en tant que  réalisateur  et dirige avec brio les deux acteurs Michelle Williams, plus qu'excellente (et d'ailleurs nommée à l'oscar de la meilleure actrice face à Natalie portman) et Ryan Gosling qui 
campe avec talent, retenue et sobriété un homme dévoré par la passion.

La structure du récit  n'étant pas linéaire, on découvre la sincérité et le réalisme des liens qui unissent ses deux êtres. Le bonheur côtoie la souffrance, l'amour, la haine (ou la déception) et la plénitude l'insatisfaction. Ce qui remplit Cindy,c'est l'amertume ! Elle a l'impression  d'avoir bradé sa vie, que celle-ci lui a été confisquée à la suite d'une erreur de parcours et malgré tout l'amour qu'elle voue à Dean, elle finira par le tenir pour responsable de cet état de fait.
Certains pourront y voir la responsabilité de la différence sociale, le manque d'éducation de Dean, son addiction à la boisson mais pour moi, il est loin d'être le seul responsable. Il fait tout ce qu'il peut et même beaucoup plus mais seulement pas ce qu'elle veut, si tant est qu'elle le sache. Certes, il est immature, puéril, enfantin ...  mais il fait par amour pour elle ce que peu d'hommes auraient la force de faire.

On peut reprocher au film le côté "branché", cinéma indé américain qui fait bien, la réalisation bien appuyée et on aurait raison mais ce serait faire la fine bouche et  se priver d'une oeuvre vraie, 
sincère et de pure émotion.


compte - rendu rédigé par Duramou



Par Duramou - Publié dans : Films 2011
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